12 mars 2010
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Congo : Général Nkunda signe un accord de cessez-le-feu avec Kabila
Linternationalmagazine.com avec Xinhua, publié le 24/01/2008

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du général dissident Laurent Nkunda et les milices locales d’auto-défense Maï Maï ont signé mercredi 23 janvier un accord de cessez-le-fe à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est).

L’accord a été signé à l’occasion de la cérémonie de clôture de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement des Kivu qui, ouverte le 6 janvier, a permis aux parties concernées de procéder à des négociations visant à mettre fin aux violences dans l’est du pays, a-t-on appris de source bien informée.

Selon cet accord , les parties concernées se sont engagées à instaurer un cessez-le-feu immédiat dans les provinces du Nord- Kivu et du Sud-Kivu. Les toupes loyalistes, les insurgés fidèles au général Nkunda et les milices Maï Maï devraient remettre les zones sous leur contrôle aux Casques bleus.

Depuis le mois d’août 2007, le Nord-Kivu est devenu le théâtre d’affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les troupes fidèles au général Nkunda.

Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le conflit a fait quelque 800.000 déplacés dans la province du Nord-Kivu.

Le Conseil de sécurité de l’ONU exige que les hommes du général Nkunda déposent leurs armes et procèdent volontairement, sans plus tarder et sans conditions préalables, à leur démobilisation, leur réinstallation et leur réinsertion.

Le Conseil encourage la Mission des Nations Unies en RDCongo ( MONUC) à utiliser tous les moyens nécessaires pour appuyer les FARDC.

Laurent Nkunda, Tutsi congolais, a été un ancien commandant des FARDC. Un Mandat d’arrêt international a été lancé contre lui en septembre 2005. Il est accusé d’être responsable de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité (massacres, actes de torture, viols).

Le général dissident refuse de se désarmer en prétendant qu’il protègait la communauté des Tutsi contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), rebelles hutus rwandais qui se cachent dans l’est de la RDC, dont certains ont participé au génocide rwandais de 1994.

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