Antoinette Batumubwira
Une femme de communication pour le Burundi
Née en 1956 à Ngozi, l’actuelle ministre burundaise des Relations extérieures et de la coopération est diplômée en techniques de l’information et de la communication. Journaliste à la radio nationale entre 1979 et 1981, elle fut aussi chargée de communication pour les Nations unies. La ministre, membre du parti CNDD-FDD, est bien implantée dans le milieu des ONG (Ligue des droits de l’Homme, mouvement anti-apartheid). Elle a estimé avoir ses « chances », l’ancienne règle implicite selon laquelle un président anglophone succède à un francophone, à la tête de la Commission, n’étant plus valable. Selon elle, cette alternance est avant tout régionale. Elle se pose donc en candidate de l’Afrique centrale.
Jean Ping
L’homme de la CEEAC
L’actuel ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre du Gabon défie l’autre candidate francophone et d’Afrique centrale, la Burundaise Antoinette Batumubwira. Jean Ping est un homme de diplomatie : après avoir commencé comme fonctionnaire international à l’Unesco, il a représenté le Gabon auprès de cette organisation avant d’entrer au cabinet d’Omar Bongo, en 1984. Ministre à maintes reprises et dans différents domaines (l’Information, les Mines…), il a présidé la 59ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, en 2004. Ce docteur en économie est « l’homme de la situation » pour les membres de l’organisation régionale économique qui l’ont désigné comme leur candidat à la succession d’Alpha O. Konaré.
Selon un diplomate de la Commission, la seule faille à son dossier serait le fait d’être soutenu par des Chefs d’Etats les plus résistants aux pratiques démocratiques prônées par l’Union.
Cassam Uteem
Un ancien chef d’Etat en route pour la Commission
Un candidat d’expérience que Cassam Uteem. L’ancien président de la République de Maurice a démarré sa carrière politique comme conseiller municipal, lord-maire (1986) de Port-Louis, la capitale mauricienne, puis ministre à différents portefeuilles. Elu à la magistrature suprême en 1992, il a été reconduit dans ses fonctions de président de la République pour cinq ans, en 1997. Mais en février 2002, après avoir refusé de promulguer une loi sur le terrorisme, qu’il jugeait « anti-démocratique », Cassam Uteem a démissionné de la présidence. Membre du bureau de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, ce diplômé en lettres et en psychologie siège également au Haut conseil de la Francophonie.
Inonge Mbikusita-Lewanika
Une candidate royale
La petite-fille du roi Lewanika du Barotseland, et fille du premier président de l’ANC de Rhodésie-du-Nord, est l’actuel ambassadeur de Zambie aux Etats-Unis. Cette femme de grande expérience est très connue du milieu diplomatique. Membre du parlement de 1991 à 2001, après le retour du multipartisme, elle s’est présentée à l’élection présidentielle de 2001. Inonge Mbikusita-Lewanika connaît bien l’Union africaine, pour y avoir été l’envoyée spéciale du président Levy Mwanawasa. Elle connaît également parfaitement l’Unicef, qu’elle a représentée auprès d’une vingtaine de pays africains.
Abdulai Osman Conteh
Un juriste de renommée internationale, candidat du Sierra-Leone
Aujourd’hui, Abdulai Osman Conteh n’est autre que le Chief Justice du Belize, autrement dit, le président de la Cour suprême de cet Etat d’Amérique centrale. L’ancien vice-président de Sierra-Leone (de 1991 à 1992) a avant tout occupé des fonctions juridiques, en tant que docteur en droit et enseignant à l’université de Sierra-Leone, Attorney General, ou encore ministre de la Justice. Abdulai Osman Conteh a également été ministre des Affaires étrangères, ministre des Finances, et a travaillé à l’Onu, au sein de l’autorité de transition pour le Timor-Oriental.
Barnabas Sibusiso Dlamini
Le CV complet d’un financier
Une importante expérience intergouvernementale à son actif : sa participation au « board » du Fonds monétaire international, entre 1994 et 1996. Barnabas Sibusiso Dlamini a démarré sa carrière à la manière d’un papillon : chimiste, analyste de laboratoire, expert-comptable…, puis membre du gouvernement, à différents postes. Cet homme de 65 ans a exercé la fonction de premier ministre du Swaziland de 1996 à 2003. Aujourd’hui, il reste membre du Conseil (consultatif) du roi.
A lire également- Union Africaine : liste des pays membres sous sanction pour défaut de paiement de cotisation
- Mini-sommet des chefs d’Etat africains à Tripoli
- Jean Ping croit en ses chances de briguer la Commission de l’UA
- Offensive diplomatique de Kadhafi en vue de la préparation du sommet de l’UA
- Le sommet africain sera axé sur le développement industriel
- Ban Ki-moon attendu au Sommet de l’Union Africaine
- Mme Konaré publie un livre en réaction au discours du président français Nicolas Sarkozy
- Réunion du CPS sur le mandat de l’AMISOM
Dans la même rubrique
Publicité



