La ministre française de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a fait savoir vendredi que le gouvernement français ferait des efforts pour stopper la " propagande terroriste sur le Net", considérant le terrorisme islamiste comme sa première préoccupation en matière de sécurité.
Dans un entretien publié au quotidien français Le Figaro, Mme Alliot-Marie a souligné le danger que "des fanatiques isolés et fragiles" puissent être manipulés, notamment via Internet, par des groupes terroristes pour devenir des kamikazes en puissance. Elle a cité comme exemple le cas d’un islamiste interpellé en 2007 dans l’est de la France.
Les "illuminés" peuvent trouver sur Internet non seulement la propagande terroriste, mais également des conseils pour fabriquer des explosifs ou des armes chimiques, a-t-elle affirmé. Elle a souligné que la lutte contre cette utilisation d’Internet par les terroristes était "une de ses préoccupations majeures" et "l’une des priorités" qu’elle a assignées à ses services.
La ministre n’a pas écarté la possibilité d’un attentat chimique en France, reconnaissant qu’une attaque chimique provoquerait un effet de panique, alors que les troupes terroristes chercheraient à "semer la terreur la plus dévastatrice et la plus médiatique".
Cette lutte contre la propagande terroriste sur la Toile nécessite du matériel supplémentaire, des effectifs spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, et des moyens juridiques, a indiqué la ministre française. Elle se rendra aux Etats-Unis pour discuter du problème créé par la domiciliation outre- atlantique de nombreux sites Internet extrémistes.
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