3 septembre 2010
:: France
La France adresse une mise garde aux rebelles tchadiens
Linternationalmagazine.com – Source AFP, publié le 05/02/2008
La France adresse une mise garde aux rebelles tchadiens

La France a adressé lundi soir une mise en garde directe aux rebelles qui ont tenté de prendre le pouvoir au Tchad, en déclarant par la voix de son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, espérer "ne pas avoir à intervenir plus avant" militairement.

M. Kouchner s’exprimait peu de temps après que le Conseil de sécurité de l’ONU eut appelé les Etats membres de l’ONU à soutenir le gouvernement du président Idriss Deby Itno.

"J’espère que nous n’aurons pas à nous en servir", a dit M. Kouchner, interrogé lors d’un point de presse sur cette déclaration. "Nous espérons bien ne pas avoir à intervenir plus avant", a-t-il ajouté. "Nous n’avons pas l’intention de mettre les troupes françaises en alerte plus qu’elles ne le sont et d’entamer des opérations militaires", a ajouté M. Kouchner. Mais "lorsqu’il a fallu défendre l’aéroport (de N’Djamena), nos forces l’ont fait très vivement, très efficacement", a souligné M. Kouchner.

Des échanges de tirs entre militaires français et rebelles ont eu lieu samedi près de l’aéroport de N’Djamena, d’où ont été évacués plusieurs centaines d’étrangers, selon l’état-major français.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a apporté lundi, à l’initiative de la France, un soutien clair au gouvernement du président tchadien Idriss Deby Itno, en condamnant les attaques des groupes rebelles et en appelant tous les Etats à lui fournir assistance. "La nécessité se faisait sentir d’exprimer clairement qu’il y avait des rebelles qui attaquaient un gouvernement légal. C’est fait", a dit M. Kouchner à propos de cette déclaration du Conseil de sécurité.

A Paris, une source militaire a indiqué que cette déclaration n’avait pas encore de "traduction opérationnelle". La France maintient plus d’un millier de militaires et des avions de combat au Tchad, où des groupes rebelles disposant de bases arrières au Soudan ont lancé la semaine dernière une attaque pour renverser M. Deby.

Les rebelles ont assiégé pendant deux jours le palais présidentiel à N’Djamena lors de combats qui ont fait de nombreux morts et des centaines de blessés, avant de se retirer de la capitale dimanche. "Le président Idriss Deby a repris le contrôle de la partie centrale de la ville sans que, dans les faubourgs, on soit certain que les rebelles infiltrés sont ou non encore en place", a indiqué M. Kouchner.

M. Kouchner a espéré que la situation au Tchad permettra de mettre en place "dans les jours qui viennent" l’Eufor. Cette opération européenne consiste à déployer quelque 3.700 soldats dans l’est du Tchad et en Centrafrique pour protéger 450.000 réfugiés du Darfour (ouest du Soudan) et déplacés tchadiens et centrafricains.

L’acheminement de cette force a été suspendu en raison des combats, mais les Européens ont assuré que l’opération était maintenue.

Dernières réactions
Baaba
05.02.08 à 16:29
Combien de temps va durer encore l’interventionnisme de la France. Rama n’avait-elle pas que c’en était fini de la France à Papa. Je m’insurge contre l’intervention de la France contre la rebellion Tchadienne. Deby Itno n’est et n’a jamais été un démocrate, et il ne le sera pas, en tout cas pas en cette vie. C’est une honte que les Nations-unies aient suivi la France dans son potectionnisme intéressé.
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