7 janvier 2009
:: FMI
Strauss-Kahn rencontre les chefs d’Etat des pays de l’UEMOA
Linternationalmagazine.com avec Pana, publié le 27/02/2008

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a rencontré lundi à Ouagadougou, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en vue de "prendre des mesures urgentes en faveur des économies fragiles".

Cette rencontre a regroupé outre le directeur général du FMI, les chefs d’Etat du Bénin, Boni Yayi, du Burkina Faso, Blaise Compaoré, de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, du Mali, Amadou Toumani Touré et du Togo, Faure Gnassingbé ainsi que les Premiers ministres de la Guinée Bissau, Martina Dafa Kabi et du Niger, Seyni Oumarou.

"Nous attendons qu’il (FMI) puisse améliorer sa gouvernance, notamment rendre ses instruments financiers plus accessibles aux Africains et attendons des représentations du continent dans les instances d’administration du FMI", a souligné le président Compaoré.

Le président béninois, Boni Yayi, a pour sa part estimé, que cette rencontre s’est réjouie de l’annonce selon laquelle le FMI va se rajeunir, essayer d’adapter ses instruments, ses méthodes, ses procédures pour tenir compte des préoccupations essentielles des pays pauvres très endettés.

M. Boni, rapportant M. Strauss-Kahn, a souligné que le FMI sera plus proche des Africains et saura mettre en place des instruments adaptés pour leur permettre de gérer tous les risques qui perturbent la gestion de la stabilité et de la sécurité dans les pays de l’UEMOA.

"Il (Strauss-Kahn) a proposé que le FMI soit un instrument de lobbying", a indiqué le président béninois.

Sans pouvoir apporter une réponse adaptée à la situation de crise consécutive à l’inflation indue par la hausse des prix de certaines denrées, le directeur général du FMI a dit que le rôle de son institution est de faire en sorte que la croissance économique enregistrée par les pays de l’UEMOA ces dernières années, perdurent.

"Cette tournée, a-t-il reconnu, se tient à un moment où la crise économique dans le monde a des conséquences un peu partout, y compris l’Afrique et cela pourrait venir heurter le taux de croissance économique".

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