21 mars 2010
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L’ONU rejette les sanctions contre le Zimbabwe...Mugabe jubile
Linternationalmagazine.com avec Reuters , publié le 12/07/2008
L'ONU rejette les sanctions contre le Zimbabwe...Mugabe jubile

Les autorités du Zimbabwe ont estimé samedi que le rejet au Conseil de sécurité de l’Onu d’une résolution visant à leur imposer des sanctions après les violences qui ont marqué le second tour de l’élection présidentielle constituait une victoire sur le racisme et l’ingérence.

La Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité, ont opposé leur veto à la résolution qui devait imposer un embargo sur les livraisons d’armes et des restrictions financières et de déplacements pour le président du Zimbabwe, Robert Mugabe et 13 autres dirigeants.

Une victoire contre le racisme international selon les proches de Mugabe

"Nous sommes très heureux de la tournure des événements et nous voudrions remercier ceux qui ont aidé à défaire le racisme international déguisé en action multilatérale", a déclaré le ministre zimbabwéen de l’Information, Sikhanyiso Ndlovu.

"Les principes de non-ingérence dans les affaires souveraines d’un Etat membre de l’Onu ont été préservés. Que vient faire l’Onu dans les élections de ses membres ?"

L’Afrique du Sud, sous l’égide de laquelle des pourparlers préliminaires ont été engagés entre la Zanu-PF de Mugabe et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), parti de l’opposition, a également salué le rejet de la résolution.

S’aligner sur les positions de l’Union Africaine

Les pays de l’Union africaine, réunis en sommet au lendemain de l’investiture de Mugabe, avaient déjà adopté cette ligne, appelant à une solution politique négociée entre les deux camps.

La Chine a justifié son veto en expliquant, elle aussi, que les sanctions auraient pu "compliquer" les discussions.

De son côté, la Russie a estimé que cette résolution aurait créé un dangereux précédent en matière d’ingérence et constitué une violation de la Charte des Nations unies, alors que selon elle, la situation au Zimbabwe ne présente pas de menace pour la région.

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont accusé Moscou de faire volte-face par rapport à l’engagement pris mardi, dans le cadre du G8, Washington suggérant que cela remettait en cause la fiabilité de la Russie en tant que membre du G8.

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