28 août 2008
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Arrestation du fils de Kadhafi : crise diplomatique grave entre la Suisse et la Libye
Linternationalmagazine.com - AFP , publié le 26/07/2008
Arrestation du fils de Kadhafi : crise diplomatique grave entre la Suisse et la Libye

La Libye a menacé mercredi la Suisse de représailles après la brève détention la semaine dernière d’un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi à Genève, brandissant notamment l’arme du pétrole pour obtenir des excuses de Berne.

Premier fournisseur de pétrole à la Suisse, la Libye pourrait stopper ses exportations de brut, selon un responsable des Comités révolutionnaires, épine dorsale du régime Mouammar Kadhafi, en réaction à l’arrestation le 15 juillet de Hannibal Kadhafi.

La rupture des relations diplomatiques et le départ des sociétés helvétiques de son territoire figurent aussi parmi les mesures envisagées, a-t-il dit à l’AFP sous couvert de l’anonymat, alors que quelques dizaines de membres de ces comités manifestaient leur colère devant l’ambassade de Suisse à Tripoli.

Les manifestants ont remis à l’ambassadeur suisse un communiqué menaçant la Confédération de représailles si elle ne présente pas des excuses officielles au peuple libyen et au colonel Kadhafi.

Le communiqué dont l’AFP a obtenu une copie, dénonce un "comportement hostile" et considère que l’arrestation de Hannibal Kadhafi, était un "crime odieux et un dangereux précédent", ainsi qu’une atteinte à "l’honneur, à l’histoire et à la liberté du peuple libyen".

Il ne précise pas les "mesures sérieuses à l’encontre de la Suisse et de ses relations avec la Libye", mais annonce qu’à défaut d’excuses officielles de Berne, la manifestation de mercredi ne serait qu’un début "d’une action révolutionnaire et populaire nationale et internationale" à l’encontre des "intérêts de la Suisse" en Libye et dans les pays amis partout dans le monde.

"Nous n’avons cherché à aucun moment à blesser les sentiments du peuple libyen", a dit l’ambassadeur de Suisse à Tripoli, Daniel Von Muralt, dans une déclaration à la presse et à des représentants des comités révolutionnaires.

Il a par ailleurs confirmé l’arrivée mercredi d’une délégation suisse à Tripoli, annoncée auparavant par le ministère helvétique des Affaires étrangères pour tenter d’apaiser la tension entre les deux pays.

Une autre manifestation devant l’ambassade suisse est également prévue jeudi pour dénoncer les "mauvais traitements" infligés à Hannibal Kadhafi par la police suisse, selon les organisateurs.

Alors que ses médias n’ont pas fait mention de cette affaire, Tripoli n’a pas accordé de répit à Berne. Elle a pris dès le 17 juillet "des mesures de rétorsion préoccupantes" envers les ressortissants suisses et les intérêts de la Confédération en Libye, selon le ministère helvétique des Affaires étrangères.

Les liaisons aériennes entre les deux pays ont été réduites, deux ressortissants helvétiques sont en garde à vue depuis samedi et les entreprises suisses en Libye ont reçu un ordre de fermeture.

Le chargé d’affaires libyen en Suisse a été par ailleurs rappelé et les autorités libyennes ont suspendu l’octroi de visas aux ressortissants suisses, a indiqué le ministère.

Hannibal Kadhafi, le quatrième fils de Mouammar Kadhafi, et sa femme avaient été arrêtés le 15 juillet à Genève, à la suite d’une plainte de deux employés de maison qui les accusent de les avoir frappés.

Ils avaient été libérés deux jours plus tard après le versement d’une caution d’un demi-million de francs suisses (312.500 euros).

Hannibal qui accuse la police de l’avoir maltraité lors de son interpellation, était connu notamment pour ses frasques à Paris où il a été poursuivi en 2005 pour des violences sur sa compagne et interpellé en 2004 pour avoir dévalé les Champs-Elysées à 140 km/h au volant de sa Porsche.

Agé de 32 ans, il dirige la très juteuse société libyenne de transport maritime qui détient un quasi-monopole sur le transport du brut.

Sa soeur, Aïcha Kadhafi, avait affirmé la semaine dernière à Genève que l’intervention de la police était "illégale" et motivée par des comportements racistes contre les Arabes.

Dernières réactions
Setamir
27.07.08 à 13:19
Trop de coïncidences ! Donc méfiance ! L’information sur l’arrestation du fils de Kadhafi aurait pu être un fait banal et même accepté par la partie libyenne s’il n’y avait pas volonté morbide de certains lobbies influents d’en faire un scandale et un cas de brouille entre la Suisse et la Libye. Le traitement publicitaire du cas par la presse et sa disproportion par rapport au fait, trahi un dessein d’humiliation et d’abaissement (48h de garde à vue avec sa femme enceinte de 7 mois) d’un Etat et de son chef qui a toujours été leur cible car insaisissable, imprévisible et antinomique avec leur intérêts. Ils sont unanimes à juger « paradoxale » sa réaction alors qu’elle est normale dans la culture de ce pays et de tous le Maghreb d’ailleurs. De « mÅ“urs farouches » disait un auteur et d’une hospitalité légendaire, le maghrébin peut tout donner mais aussi tout retirer s’il se sent trahi ou offensé. Lorsqu’il s’est agit de pétrole, c’est les tirs groupés chargés de mépris à la limite de l’insulte au lieu de l’apaisement et de la sagesse moyens très efficace, dans ces contrée, pour regagner leur confiance. Curieusement, lorsque Alger qui s’est proposée comme médiateur, voilà ce qu’écrit un quotidien suisse : "Alors que la Libye a cessé ses livraisons d’or noir à la Suisse et que ses ports sont fermés à nos bateaux, l’Algérie est prête à prendre le relais avec son propre brut. Les ports de Skikda et d’Arzew ont reçu des directives pour accueillir les tankers qui achemineront le pétrole vers la Suisse". L’espèce même d’information visant à nuire, à jeter de l’huile sur le feu, à créer la division à saper toute intention de bien faire. Mais les bonnes volontés résistent toujours à ce genre de propagande subversive dont certains sont des spécialistes quand il s’agit de leurs intérêts. Cependant, on ne peut s’empêcher de constater une série d’offensives et de coups montés car il y a trop de coïncidences de faits dans ce bras de fer entre le Nord et Sud depuis les 3 derniers mois surtout : 1- l’Union pour la Méditerranée et toutes les tentatives politiciennes qui s’y sont ‘incrustées’. 2- Le Zimbabwe indépendant et la réaction « Rhodésienne » d’une certaine Europe. 3-Le Tchad et le scandale du trafic d’enfant d’une ONG. 4- Le Soudan et la CPI 5- L’arrestation du Serbe après 13 ans de cavale et le lien sournois qu’on en fait avec le soudan. 6- Les moines de Tibhirine qui "reviennent" dans certains groupes de presses occidentaux. 7- Cette affaire du fils de Kadhafi. Et eux seuls savent quoi d’autres encore. Il doit y avoir un lien obscur et occulte à voir certains relais médiatiques et surtout sites et le traitement vil et injuste qu’ils en font de ces informations dans le but d’humilier un continent pour mieux le dominer en usant et abusant de l’odieux chantage des « Droits de l’homme » et de ‘l’épée de Damoclès’ de sanctions « internationales » quand leurs intérêts souvent illicites se trouvent compromis. Sachant qu’il est vain d’imposer quoi que ce soit par la force et l’Histoire en est témoin, ils seraient mieux inspirés s’ils écoutaient leurs éclairés afin de changer radicalement d’approche et de stratégie pour permettre à ces Etats, pourvoyeurs de matières premières sources du mal car tant convoité, d’amorcer sincèrement leur développement et de vivre en paix. On s’étonnera, alors, du formidable potentiel caché d’un continent connu pour sa sagesse et sa résistance à l’adversité. En attendant, vigilance et méfiance !
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1 Réactions
Setamir : Trop de coïncidences ! Donc méfiance ! L’information sur l’arrestation du fils de Kadhafi aurait pu être un fait banal et même accepté par la partie libyenne s’il n’y avait pas volonté morbide de certains lobbies influents....
 
 
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