28 août 2008
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Génocide au Darfour : le sort de El-Béchir dépend de la Russie et de la Chine selon Abdoulaye Wade
Linternationalmagazine.com - La rédaction (avec PANA) , publié le 25/07/2008
Génocide au Darfour : le sort de El-Béchir dépend de la Russie et de la Chine selon Abdoulaye Wade

S’exprimant au cours d’une conférence de presse, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a déclaré jeudi à Chicago, aux Etats-Unis que le sort du président El-Béchir dépendait essentiellement de la Russie et de la Chine, deux pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, opposés à l’arrestation du dirigeant soudanais.

Béchir doit coopérer avec la communauté internationale

"Le Darfour est l’une des plus grandes tragédies de notre temps. Plusieurs milliers de personnes ont été tuées et quelque 700.000 autres ont été déplacées. Des milliers de personnes vivent en plein air dans des conditions dramatiques. C’est inacceptable", a déclaré le président Wade, appelant son homologue soudanais à coopérer avec la communauté internationale pour trouver un règlement définitif à la crise dans la province occidentale du Soudan.

"Il faut que les choses soient clairement définies pour voir sa responsabilité personnelle. Un chef d’Etat n’est pas toujours directement responsable de ce qui se passe dans son pays", a soutenu le président sénégalais devant la presse américaine et internationale.

En tant que juriste, je ne peux pas couvrir des auteurs de génocides ou de violations des droits de l’homme

"Le procureur m’a informé de ses intentions de le poursuivre parce qu’il connaît peut-être mes relations avec le président Bachir, mais je n’ai pas réagi. En tant que juriste, je ne peux pas couvrir des auteurs de génocides ou de violations des droits de l’homme", a-t-il affirmé.

"Le président Béchir était surpris par son inculpation. J’ai eu un long entretien téléphonique avec lui et il croyait que les poursuites concernaient deux de ses collaborateurs. Je lui ai dit qu’il s’agissait bien de lui, que c’était très sérieux et que si cela lui est arrivé c’est parce qu’il a laissé traîner la situation au Darfour sans essayer de la résoudre", a-t-il poursuivi, soutenant avoir, bien avant, mis en garde le président soudanais contre d’éventuelles poursuites judicaires.

"Je lui (Béchir) avais demandé de faire attention car la communauté internationale était mécontente de lui à cause des massacres au Darfour et de trouver des solutions à cette crise. Il pensait que la présence d’une force internationale au Darfour serait un moyen pour les Etats-Unis de déstabiliser son régime", a révélé le président Wade.

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