
Barack Obama achève ce samedi à Londres une tournée internationale marquée par l’accueil digne d’une rock star que lui ont réservé les Berlinois, deux jours plus tôt.
Au menu l’Iran, l’Afghanistan et le conflit israélo-palestinien
Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, reçu la veille à l’Elysée, évoquera l’Iran, l’Afghanistan et le conflit israélo-palestinien avec ses interlocuteurs britanniques.
La dernière étape de sa tournée, qui débute par une entrevue avec l’ancien Premier ministre Tony Blair, devenu émissaire du "quartet" des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient, n’aura vraisemblablement pas le même lustre que son escale allemande.
Le sénateur de l’Illinois sera ensuite reçu par Gordon Brown, successeur de Tony Blair au 10 Downing Street. Une conférence de presse est prévue à l’issue de cet entretien.
Il rencontrera ensuite David Cameron, chef de file d’un Parti conservateur qui profite très largement de l’impopularité du chef du gouvernement.
Avant l’Europe, Obama, qui sera opposé le 4 novembre à John McCain, a d’abord gagné l’Afghanistan puis l’Irak et le Proche-Orient, où Brown s’est également rendu récemment.
Rétablir sa crédibilité en matière de politique étrangère
Cette tournée d’une semaine visait en premier lieu à rétablir sa crédibilité en matière de politique étrangère, largement contestée par McCain, qui le juge inexpérimenté en la matière.
Vendredi à Paris, le candidat démocrate et Nicolas Sarkozy
ont fait assaut d’amabilités pour jeter les bases d’une relation forte au cas où le premier deviendrait président des Etats-Unis.
S’il s’est dit prêt à travailler avec le vainqueur de l’élection de novembre, quel qu’il soit, le chef de l’Etat français a eu du mal à cacher son enthousiasme à l’idée de voir le sénateur de l’Illinois entrer à la Maison blanche.
"Bonne chance à Barack Obama. Si c’est lui, la France sera très heureuse et si ce n’est pas lui, la France sera l’amie des Etats-Unis d’Amérique", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune organisée dans le jardin d’hiver de l’Elysée.
"La France (veut) travailler main dans la main avec les Etats-Unis, quel que soit le résultat", a souligné le président à l’issue d’un entretien de plus d’une heure avec son hôte, dont une vingtaine de minutes en tête-à -tête.
Très populaire en Allemagne, où il est souvent comparé à John Fitzgerald Kennedy, le sénateur métis a prononcé jeudi l’unique discours public de sa tournée devant 200.000 personnes, au pied de la Colonne de la Victoire du Tiergarten de Berlin.
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