
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a clôturé dimanche son 28e sommet historique avec le lancement de la zone de libre échange (ZLE) et le retour des Seychelles au sein du bloc régional. Ce Sommet a surtout été marqué par l’incapacité des Chefs d’État d’Afrique australe à trouver une solution au conflit du Zimbabwe.
Un premier pas vers des réformes économiques plus audacieuses
Au plan économique, les Chefs d’Etat de la SADC sont convenu lancement officiel de la Zone de Libre Echance (ZLE), présentée comme un premier pas vers la création de l’union douanière en 2010, le marché commun en 2015 et l’union monétaire en 2018.
Avec le lancement de cette zone, les industries de la SADC bénéficieront, si elle est effective d’un accès élargi au marché et d’économies d’échelle, car elles produiront pour un marché plus vaste, selon la SADC. De l’autre côté, les consommateurs auront accès à une plus importante variété de produits, et à des prix moins élevés, car les marchandises traverseront désormais les frontières nationales sans droits de douane.
Pour le président sud-africain Thabo Mbeki, qui a présidé le sommet, cette démarche est un événement historique pour la région. "Aucun d’entre nous ne pourra assurer la stabilité politique et sociale, la sécurité ainsi que le développement économique dans nos pays, si la région dans son ensemble continue à prendre à bras-le-corps les problèmes du sous-développement, de l’instabilité, de la pauvreté et de la marginalisation", a déclaré M. Mbeki.
Zimbabwe : un échec personnel pour Thabo Mbeki ?
Cette rencontre des Chefs d’Etat d’Afrique australe a surtout été marquée par l’échec des négociations au Zimbabwe. Les chefs d’Etat de la SADC ont en effet échoué à trouver une solution de sortie à la crise au Zimbabwe. L’opposant Morgan Tsvangirai refusant de plier devant le président Robert Mugabe qui exige de conserver le contrôle total de l’exécutif.
S’exprimant lors d’une conférence de presse après la fin du sommet le Président Thabo Mbeki, médiateur de la SADC dans les négociations du Zimbabwe, a indiqué que tout accord venant de l’extérieur ne pourrait pas durer et que la SADC n’imposerait un accord à aucune partie. Le président sud-africain a précisé que les deux parties avaient convenu de ne pas divulguer aucun détail concernant les négociations avant la conclusion d’un accord. "Les négociations continuent et la médiation se poursuit", a déclaré le président sud-africain Thabo Mbeki, affirmant "impossible de dire quand les négociations vont se conclure".
Le retour des Seychelles dans la SADC
Durant le sommet, les membres de la SADC ont approuvé le retour des Seychelles, après les avoir vues quitter le bloc plusieurs années. Le nombre des Etats membres de la SADC est ainsi porté de 14 à 15.
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