
« Entre la France et le Rwanda, il y a un début de normalisation », a déclaré Nicolas Sarkozy dans une conférence de presse à l’issue de son entretien, le premier depuis son élection, avec son homologue rwandais, Paul Kagame. « Au Rwanda, il y a eu énormément de souffrances et j’ai employé des mots qui ont touché mon interlocuteur rwandais », a précisé le président français qui, en séance plénière, avait déclaré : « Le génocide au Rwanda nous oblige à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses et à nos erreurs ». Résultat, un groupe de travail doit être mis en place entre les deux pays pour rétablir les relations diplomatiques.
Autre chef d’Etat avec qui Nicolas Sarkozy a rompu la glace, l’Ivoirien Laurent Gbagbo. Les deux hommes s’étaient juste croisés en septembre à New York. Cette fois, l’entretien a commencé à trois, en présence du Burkinabé Blaise Campaoré, et s’est donc terminé à deux. Nicolas Sarkozy a dit à son homologue ivoirien qu’il souhaitait des élections transparentes, sous contrôle de l’ONU. Laurent Gbagbo lui aurait répondu qu’il était d’accord, que les listes électorales seraient validées en mars 2008 et que les élections auraient lieu en juin.
Enfin, le président français a eu un assez long entretien avec son homologue tchadien Idriss Deby. Il lui a dit que le projet Eufor, dans l’est de son pays, progressait et qu’il avait appelé le Premier ministre britannique Gordon Brown, le grand absent de ce sommet, pour régler la question de la prise en charge des 15 hélicoptères de transport nécessaires au déploiement de cette force européenne.
Sur l’affaire de l’Arche de Zoé, Nicolas Sarkozy a tenu des propos très prudents, beaucoup moins péremptoires que les propos tenus le mois dernier en France. « Nous faisons confiance à la justice tchadienne. Je suis certain qu’elle va accueillir très bientôt les juges français », a déclaré le chef de l’Etat.
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