3 septembre 2010
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Sergeï Lavrov : "les troupes russes resteront" en Abkhazie et en Ossétie du Sud
Linternationalmagazine.com - Emmanuel Tixier, publié le 09/09/2008
Alors que la Russie a commencé a fermer ses postes d’observation militaire dans les zones tampon, le ministre russe des Affaires étrangères prévient que ses troupes ne se retireront pas des deux régions séparatistes de la Géorgie.
Sergeï Lavrov : "les troupes russes resteront" en Abkhazie et en Ossétie du Sud

Les troupes russes resteront longtemps en Abkhazie et en Ossétie du Sud, dont l’indépendance a été reconnue par la Russie, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, lors d’une conférence de presse à Moscou.

"Les troupes russes resteront là pour longtemps. Il est absolument nécessaire dans un avenir proche de prévenir toute recrudescence d’actions agressives", a indiqué M. Lavrov.

"Un accord permettra dans les prochains jours de créer une base légale internationale autorisant la présence des troupes russes dans les territoires de ces républiques", a-t-il affirmé.

"Les troupes russes valent mieux que les Casques bleus. L’effectif des Casques bleus en Ossétie du Sud et en Abkhazie n’est pas suffisant pour répondre à toute possible recrudescence d’agressions", a-t-il ajouté.

Les présidents russe, Dmitry Medvedev, et français, Nicolas Sarkozy, ont convenu lundi d’un retrait des troupes russes de la zone tampon entre l’Ossétie du Sud et le reste de la Géorgie, et d’y déployer des forces internationales. Mais le retrait des forces russes des deux régions séparatistes géorgiennes n’a pas été obtenu par la diplomatie européenne.

Le 8 août dernier, la Georgie a envoyé ses troupes afin de reprendre le contrôle sur l’Ossétie du Sud, protégée par des soldats de la paix russe, provoquant une contre-offensive militaire de la Russie. Le conflit s’est terminé par un accord de cessez-le-feu, conclu par Tbilisi et Moscou, sous les auspices de la France.

La Russie a reconnu l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie en tant qu’Etats indépendants, le 26 août. Une reconnaissance qui n’a pas obtenu le soutien de la communauté internationale, mais a déclenché de fortes objections de l’Occident, allié de la Géorgie.

(Avec Xinhua)

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