5 décembre 2008
:: Présidentielle américaine
Insultes et petites phrases assassines, quand la campagne américaine dérape
Linternationalmagazine.com, publié le 10/09/2008
La différence entre la campagne avant les conventions et la campagne après les conventions est désormais connue : c’est... le rouge à lèvres.
Insultes et petites phrases assassines, quand la campagne américaine dérape

Le bâton de cosmétique est désormais au coeur du "buzz" politique américain.

La candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, a lancé la tendance lors de son discours d’acceptation à Saint Paul, lorsque, pour la plus grande joie de son auditoire, elle lui a demandé quelle était la seule différence entre une "hockey mom" - comme elle - et un pitbull... Et de répondre : "Le rouge à lèvres"... Un franc succès.

En fait, la "hockey mom", c’est la définition de la bonne mère de famille américaine, qui passe sa vie à balader ses enfants d’une activité sportive à une autre, et qui est leur plus dévouée supportrice. Soit l’image de "Madame tout-le-monde" que Sarah Palin cultive à l’envi.

Mardi soir, Barack Obama en meeting a repris la parabole du rouge à lèvres, attaquant les promesses de changement de son rival John MacCain et affirmant qu’il n’était qu’une copie conforme de George W. Bush : "Vous pouvez mettre du rouge à lèvres à un cochon, ça reste un cochon. Vous pouvez emballer un vieux poisson dans un papier nommé changement, il continuera à puer après huit ans."

La différence entre un Noir et un président des États-Unis ?

La campagne MacCain a immédiatement riposté, qualifiant ce commentaire d’"offensant et honteux", et estimant que le candidat démocrate devait des excuses à Sarah Palin. Ce à quoi la campagne Obama a répondu que la parabole du cochon et du poisson ne visait aucunement Mme Palin, et que le camp républicain se lançait là dans une "tentative pathétique de jouer la carte du genre sexuel".

Au cours du même meeting, Obama a également évoqué directement Mme Palin, attirant sur elle les huées du public, qu’il a fait taire : "Je tire mon chapeau à quiconque élève cinq enfants. J’en ai deux, et Michelle et moi sommes épuisés."

Comme on pouvait l’imaginer, ces "échanges de tirs" entre candidats ont déclenché sur les blogs de certains supporteurs républicains une vague d’insultes jusqu’ici restées discrètes. On peut lire par exemple sur l’un d’eux : « Vous pouvez élire un Noir à la Maison-Blanche et en faire un président, il reste un Noir... ».

Dernières réactions
lincoln 65
22.09.08 à 15:44
les us sont moins hyocrites que les frenchies...
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