
Les chefs d’État et de gouvernement des 27 pays membres de l’UE se sont alignés sur la proposition du président français Nicolas Sarkozy, et actuel président de l’UE, qui préconise autre autres la tenue d’un sommet mondial d’ici la fin de l’année pour réformer le système financier mondial.
Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso doivent rencontrer le président américain George W. Bush à Camp David pour discuter la crise financière. "Tout le monde est d’accord sur la nécessité à bref délai d’un sommet mondial sur ce sujet" et "nous porterons ce message aux Etats-Unis samedi", a déclaré Sarkozy lors d’une conférence de presse à Bruxelles.
"Cette crise est la crise de trop. Il faut refonder le système. cette refondation doit être globale", a souligné Nicolas Sarkozy "aucune institution financière ne doit échapper à la régulation et à la surveillance (...) les règles doivent être revues, mises en cohérence".
Selon M. Sarkozy, ce sommet des principales puissances "doit se faire avant la fin de l’année, nous pensons que le mieux c’est novembre", et à New Yord, là où "tout a commencé".
Elargir l’Eurogroupe
Lors de leur sommet, les dirigeants de l’UE ont convenu d’élargir le plan d’action de l’Eurogroupe des 15 à l’ensemble de l’UE des 27. "L’Europe toute entière sans exception approuve les mesures du plan d’action adopté dimanche par l’Eurogroupe", a annoncé le président Sarkozy.
Ce plan prévoit notamment la nationalisation des banques en difficulté et des garanties publiques sur les prêts interbancaires. Il se chiffre à près de 2.000 milliards d’euros, soit quatre fois plus que celui de 700 milliards de dollars (512 milliards d’euros) des Etats-Unis.
Le sommet de l’UE a affirmé "sa détermination à agir de manière coordonnée et complète pour rétablir le bon fonctionnement du système financier, assurer ainsi le financement normal et efficace de l’économie et retrouver le chemin de la croissance et l’emploi", ont indiqué les dirigeants européens dans les conclusions publiées jeudi à l’issue du sommet.
Le paquet énergie-climat.
En plus du dossier financier, les dirigeants de l’UE ont également discuté de leur paquet énergie-climat. Bien qu’il existe encore des divergences sur le projet, Nicolas Sarkozy a assuré qu’ils vont "trouver un compromis pour un grand accord" sur le paquet énergie-climat avant la fin de l’année. Selon M. Sarkozy, les dirigeants de l’UE ont tenu des discussions et plusieurs Etats ont fait part de leurs réticences à appliquer ce plan ambitieux.
Mais "aucun n’a dit qu’il fallait renoncer aux objectifs et quant au calendrier", a-t-il fait savoir. Sarkozy a indiqué qu’il n’accepterait pas qu’on revienne sur les objectifs fixés par les dirigeants de l’UE. "Il faut trouver une solution avant la fin de l’année", a-t-il souligné.
Selon le paquet énergie-climat proposé en janvier par la Commission européenne, l’UE doit réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre, porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation et de réaliser 20% d’économies d’énergies d’ici à 2020.
Irlande et le traité de Lisbonne
Sur le Traité de Lisbonne, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a présenté, lors du sommet de l’UE, son analyse des questions soulevées par les citoyens irlandais, qui ont rejeté le Traité de Lisbonne le 13 juin dernier dans un référendum, et ses vues sur les évolutions constatées dans son pays depuis le sommet de juin dernier.
Après avoir écouté l’analyse du Premier ministre irlandais Brian Cowen au sujet du rejet du traité, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UE ont décidé d’entamer des discussions concrètes lors du prochain sommet européen au mois de décembre.
Par ailleurs, le sommet a abordé les relations entre l’UE et la Russie et a adopté le Pacte européen sur l’immigration et l’asile.
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