
Le gouvernement et les deux factions de l’opposition du Zimbabwe n’ont toujours pas reussi à s’entendre sur le contrôle des ministères clés, malgré les efforts menés par les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Face à la menace du président Robert Mugabe de former unilatéralement un nouveau cabinet si les deux partis d’opposition continuaient à trainer les pieds, les dirigeants de la SADC ont décidé de mener lundi dernier des discussions marathon.
Mais l’initiative de la SADC n’a pas réussie à combler le fossé entre les deux parties, poussant le président sud-africain Kgalema Motlanthe, par ailleurs président de la SADC, à appeler à un sommet complet la semaine prochaine. Ce sommet extraordinaire se tiendra en Afrique du Sud, et devrait permettre d’adopter une résolution sur la question.
Au sortir de la rencontre, le président Robert Mugabe a estimé que la réunion "ne s’est pas bien déroulée," ajoutant que la SADC avait soumis une proposition qui a été rejetée par la faction MDC de Morgan Tsvangirai.
La Zanu-PF et la faction MDC d’Arthur Mutambara ont accepté la proposition. Celle-ci, d’après Mugabe, aurait permis à Tsvangirai et à Mutambara de prêter serment respectivement comme Premier ministre et vice-Premier ministre ainsi que la désignation des ministres pour permettre au gouvernement de fonctionner.
Des questions majeures, soulevées par le MDC de Tsvangirai auraient bien pu être règlées après la formation du gouvernement, a-t-il déclaré. "Le MDC de Tsvangirai n’a pas accepté la proposition et a soumis une contre-proposition qui était le contraire de celle de la SADC et la rencontre a ainsi échoué," a indiqué le président Mugabe. Il a réitéré que la Zanu-PF restait attachée aux négociations et "poursuivra les échanges et verra où se situent les divergences (avec le MDC)".
Pour l’opposant Tsvangirai qui est aussi sorti déçu de la rencontre, la Zanu-PF est responsable de l’échec de la résolution et de l’impasse actuel. "Malheureusement, il n’y a eu aucun progrès parce que les questions majeures, qui l’étaient déjà avant la signature de l’Accord politique global, sont les mêmes qui sont à l’origine de cette impasse," a-t-il affirmé.
A lire également- SADC : la France met en garde contre toute intervention militaire de la COMESA à Madagascar
- SADC : les chefs d’État font bloc derrière Robert Mugabe
- SADC : Thabo Mbeki reprend sa médiation au Zimbabwe
- Zimbabwe : Thabo Mbeki reste le médiateur selon la SADC
- Zimbabwe : excédés, les chefs d’Etat de la SADC convoquent un sommet extraordinaire
- La SADC valide les élections législatives en Angola
- SADC : Retour sur le Sommet des Chefs d’Etat d’Afrique Australe
Dans la même rubrique
Publicité



