
Le Marché commun des Etats d’Afrique australe (COMESA) qui représente le plus grand marché commun de l’Afrique australe et de l’Est a évoqué lundi au Zimbabwe la possibilité d’une "intervention militaire" pour rétablir la démocratie à Madagascar. Le Comesa "rejette de manière inconditionnelle et condamne dans les termes les plus forts le changement anticonstitutionnel de gouvernement à Madagascar" précise le communiqué.
Pour Éric Chevallier, porte- parole du ministère français des Affaires étrangères français qui s’exprimait mardi lors d’une conférence de presse, la France n’est pas favorable à un projet d’intervention militaire à Madagascar.
"En tant que Comesa nous n’avons pas à chercher d’excuses aux changements anticonstitutionnels de gouvernements" a fait savoir le Président zambien Rupiah Banda.
Marc Ravalomanana, le Président élu de Madagascar qui a été contraint de démissionner de la présidence en mars à la suite de violentes manifestations pro-Rajoelina à Antananarivo et de la défection des forces armées a accusé il y a quelques jour la France de soutenir les auteurs du coup d’État. "La France ne veut pas que Madagascar se développe. Elle ne voit que ses propres intérêts."
Depuis l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina, Madagascar a été mis en quarantaine politique par l’Union africaine et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), qui dénoncent un coup d’Etat contre le président élu. La Norvège, les Etats-Unis et le Fonds monétaire international (FMI) ont suspendu leur aide non urgente au pays.
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