3 septembre 2010
:: Union européenne
Union Européenne : la Turquie répond à Sarkozy
publié le 13/06/2009
Le Président français et la chancelière allemande ont pendant la campagne pour les élections européennes du 7 juin réaffirmé leur opposition à l’adhésion de la Turquie, pour laquelle les négociations ont pourtant commencé en octobre 2005.
Union Européenne : la Turquie répond à Sarkozy

"La Turquie sera membre à part entière de l’UE ou pas du tout", a tranché Egemen Bagis, le négociateur en chef de la Turquie pour l’adhésion à l’Union européenne, dans un entretien publié dans Le Monde daté de samedi.

Par cette déclaration, la Turquie annonce clairement qu’elle rejette le projet de "partenariat privilégié" prôné par Nicolas Sarkozy comme alternative à l’intégration et affirme que ce statut qui n’a pas de base légale ne sert qu’a des fins électoralistes.

Nous sommes déjà dans l’Europe

"Ce statut de "partenaire privilégié" n’a aucune base légale sinon nous le serions déjà", ajoute-t-il en invoquant que la Turquie, avec ses cinq millions de ressortissants sur le territoire de l’UE, est "déjà dans l’Europe (...) L’Europe a besoin de la Turquie, au moins autant que la Turquie a besoin de l’UE". Pour lui, la Turquie peut aider l’UE à résoudre les problèmes des décennies à venir comme la sécurité énergétique, la défense, le trafic d’êtres humains, l’intégration des immigrants, la crise économique, le terrorisme ou l’islamophobie.

"La Turquie sera membre à part entière de l’UE ou pas du tout. Il n’existe pas d’intermédiaire. Ce statut de ’partenaire privilégié’ n’a aucune base légale sinon nous le serions déjà. Nous sommes dans l’union douanière et dans les institutions européennes. Plus de cinq millions de Turcs vivent dans les pays membres. Nous sommes déjà dans l’Europe" a déclaré le négociateur.

Une posture électoraliste

Partisan d’une accélération du rythme des réformes Egemen Bagis qui incarne l’aile libérale du parti AKP au pouvoir, regrette ce qu’il présente comme une posture électoraliste. "Malheureusement, en période de campagne, certains politiques utilisent des arguments qu’ils n’ont pas besoin d’utiliser. Les leaders européens devraient se concentrer sur la manière de résoudre nos problèmes communs", explique le négociateur.

Le président français et la chancelière allemande ont en effet réaffirmé pendant la campagne pour les élections européennes du 7 juin, dont ils sont tous deux sortis vainqueurs, leur opposition à l’adhésion de la Turquie, pour laquelle les négociations ont pourtant commencé en octobre 2005.

Les négociations ont été freinées par le blocage de certaines réformes en Turquie et, surtout, huit chapitres des pourparlers n’ont pu être ouverts en raison de l’occupation par les troupes turques d’une partie de Chypre, membre de l’UE.

Dernières réactions
aie
14.06.09 à 17:42
cette réaction est bien fondée. Il faudrait que l’europe arrete de croire qu’elle est maitre de la terre. Les cultures sont differentes, et il yen pas une qui soit au dessus des autres. Si elle a besoin de la turquie, alors qu’elle la prenne telle qu elle est.La turquie est une grande nation. Je ne pense pas qu’avec tout ce qu’elle a endurée par le passé, une certaine france pourrait la faire plier aujourd’hui. La turquie fait partie de l’europe. Ne pas le reconnaitre c’est méconnaitre l’europe. En ce moment en europe, on est plus facilement élu lorsqu’on le plus à droite possible. Que ce soit en france, en italie ou en allemagne, la tendance est d’extreme-droite, meme si ce n’est pas dit officiellement. la turquie représente la diversité de l’europe. avant que l’eu ne naisse la turquie avait déjà un statut non officiel de "partenaire privilégié". ce n’est pas nouveau. la seule nouvelle chose serait son entrée dans l’eu. Le vent de xénophobie qui souffle sur l’europe doit vite faire de s’arreter, sinon c’est de là que viendra la chute de l’europe.
Setamir
13.06.09 à 23:05
Non ! Ce n’est pas en raison de « raison de l’occupation par les troupes turques d’une partie de Chypre, membre de l’UE. » Mais bien en raison de sa religion officielle qui est l’Islam et rien d’autre. Le refus a été ’inauguré’ par la France de Sarkozy pour raison d’islamophobie dicté par des lobbies bien connus. « La Turquie sera membre à part entière de l’UE ou pas du tout. Il n’existe pas d’intermédiaire » répond la Turquie qui ne sera jamais, à en croire les Turcs, un faire valoir au service de l’Europe. Mais l’Amérique d’Obama a tranché sur ce que doit faire l’Europe ! Comme toujours, la France comme l’Allemagne s’exécuteront. Le reste ne sera que gesticulations d’une France « Sakozienne » faible et sans repères et d’une Allemagne égarée qui n’arrivent pas à se débarrasser de leur mauvaise conscience vis à vis de ses crimes coloniaux et de leur implication dans des génocides y compris celui des juifs
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