
Dans un communiqué adressé samedi soir à l’agence ANSA, Tarantini réfute les accusations selon lesquelles il aurait rémunéré ces jeunes femmes pour leurs services. Il assure ne leur avoir remboursé que leurs frais de transport et leurs consommations.
Cette affaire de moeurs a débuté voilà plusieurs semaines lorsque l’épouse de Silvio Berlusconi, Veronica Lario, a annoncé sa volonté de divorcer en dénonçant la présence de starlettes et d’actrices sur les listes soutenues par son mari pour les élections européennes.
Depuis lors, Berlusconi a dû démentir des rapports impropres avec une jeune fille de 18 ans, encore mineure au début de leur relation, et la présence de femmes rémunérées pour leurs prestations à ses fêtes. Mais trois jeunes femmes ont reconnu dans la presse qu’à l’invitation de Tarantini, elles avaient participé à des réceptions du chef du gouvernement italien l’automne dernier et en janvier.
La première, Patrizia D’Addario, décrite par ses amis comme une prostituée connue de Bari, a déclaré au "Corriere della Sera" la semaine dernière qu’elle avait été payée 1.000 euros pour prendre part à une fête en octobre 2008 à la résidence de Berlusconi à Rome. Elle y était retournée le 4 novembre et y avait passé la nuit.
Des ébats avec le Chef du conseil enregistrés
Elle a ajouté au "Corriere" qu’elle portait un appareil enregistreur durant ses ébats avec Berlusconi et que la bande avait été transmise aux parquet de Bari.
Une amie de D’Addario, Barbara Montereale, a confié samedi à "La Repubblica" qu’elle avait elle aussi participé à la fête du 4 novembre puis à une autre à la mi-janvier dans la villa de Sardaigne du président du Conseil.
Pour cette fête, où elle s’était rendue en jet privé, elle dit avoir reçu 1.000 euros de Tarantini et une enveloppe d’argent liquide de Silvio Berlusconi lui-même, après qu’elle lui eut exprimé sa difficulté à élever un enfant seule. Elle assure toutefois ne pas avoir eu de rapports sexuels avec le chef du gouvernement.
Sexe et politique
D’Addario et Montereale ont toutes deux reconnu qu’il leur avait été proposé d’être candidates à de récentes élections locales pour une formation affiliée au Parti du peuple de la liberté, ce qu’elles avaient accepté sans être finalement élues.
Une troisième femme, Lucia Rossini, a déclaré à "La Repubblica" de dimanche qu’elle était aussi de la fête du 4 novembre mais qu’elle n’avait pas été payée pour y participer et qu’on ne lui avait pas proposé d’être candidate à des élections. En revanche, elle a reconnu, à l’instar de Montereale, que Berlusconi lui avait offert des bijoux pour la remercier de sa présence.
Les trois jeunes femmes ont été entendues par la police de Bari enquêtant sur l’entreprise de Tarantini et ses liens présumés avec la prostitution. Dans son communiqué, l’entrepreneur, qui est une connaissance récente de Silvio Berlusconi, affirme que les témoignages des trois femmes sont faux et visent uniquement à atteindre le chef du gouvernement. Il lui présente ses excuses pour l’avoir "involontairement blessé".
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