
Un premier vote avait eu lieu en mars, mais n’avait pas pu départager le candidat japonais et son homologue sud-africain, Abdul Samad Minty. Ce dernier était le favori des pays en voie de développement, tandis que Amano était considéré comme le candidat des grands pays occidentaux. Aucun des deux diplomates n’avaient atteint la majorité des deux tiers nécessaire.
Jeudi, Yukiya Amano a finalement recueilli 23 voix sur les 35 suffrages des Etats membres du conseil des gouverneurs de l’agence onusienne. Ce spécialiste des questions de désarmement et de prolifération, âgé de 62 ans, doit succéder en décembre à ElBaradei, qui quittera son poste après douze ans à la tête de l’institution.
Né deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale, Yukiya Amano a rejoint le ministère des affaires étrangères nippon en 1972, où il s’est imposé comme un expert en désarmement. Il y a dirigé le service des sciences puis celui de l’énergie nucléaire en 1993, avant d’être nommé directeur général adjoint, puis directeur pour le contrôle des armes et les affaires scientifiques au ministère. Diplomate auquel on reproche parfois un manque de charisme, Amano parle couramment l’anglais et le français, une langue qu’il a apprise lors de son passage au consulat général du Japon à Marseille de 1997 à 1999.
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