3 septembre 2010
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Guinée : qui est Jean-Marie Doré.. ?
Linternationalmagazine.com , publié le 19/01/2010
Le général Sékouba (Konaté, président de transition) et le président (Moussa) Dadis (Camara, chef de la junte) ont pris la décision d’un commun accord de choisir Jean-Marie Doré comme Premier ministre pour gérer la transition. Mais qui est t-il vraiment.. ?
Guinée : qui est Jean-Marie Doré.. ?

L’opposant Jean-Marie Doré a été désigné mardi comme Premier ministre d’une délicate transition en Guinée, une étape importante peu après la signature d’un accord de sortie de crise prévoyant une élection présidentielle "dans six mois" pour un retour des civils au pouvoir.

La leader syndicale et figure de proue de la contestation Rabiatou Sérah Diallo ainsi que le premier vice-président de la junte et ministre de la Sécurité dans le gouvernement sortant, le général Mamadouba "Toto" Camara", ont été nommés vice-Premier ministre. , a précisé une source.

Doré, qui dirige l’Union pour le progrès de Guinée (UPG) est, comme le chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara, originaire de la région Forestière (est du pays), où vivent plusieurs ethnies minoritaires.

Agé de 70 ans, c’est un militant de longue date de l’opposition. Candidat malheureux à la présidentielle face à Lansana Conté en 1993 puis en 1998, il n’a jamais été ministre dans un gouvernement.

Après la mort de Conté, Doré, qui est par ailleurs une personnalité du Forum des forces vives (FFV, mouvement en faveur de la démocratie), a joué un rôle de premier plan dans les négociations avec la junte.

Le nouvel homme fort voulait tenir compte de l’équilibre ethnique et régional dans la formation du nouveau gouvernement de transition. M. Doré est originaire de la province de la Guinée forestière, tout comme le capitaine Camara. Le CNDD devrait garder les postes de souveraineté (Défense, Affaires étrangères, Economie et Finances), selon cette source. Le président de transition et sa délégation doivent repartir mardi en Guinée après un séjour de près d’une semaine à Ouagadougou.

Mais Jean-Marie Doré ne fait pas l’unanimité au sein des Forces vives. Si la majorité des partis politiques ont soutenu M. Doré, les syndicats et associations de la société civile se sont rangés ces derniers jours derrière la secrétaire générale de la confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) Rabiatou Sérah Diallo, également candidate au poste de Premier ministre.

De plus, selon M. Chérif, "le gouvernement sera formé de 30 membres : 10 désignés par le CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, junte), 10 par l’opposition et 10 issus des quatre régions de Guinée".

Un accord de sortie de crise avait été signé vendredi à Ouagadougou, prévoyant notamment le maintien "en convalescence" à l’étranger du chef de la junte, le capitaine Camara, et la mise en place d’une transition avant la tenue d’une élection présidentielle "dans six mois".

Née du coup d’Etat du 23 décembre 2008, la crise s’était brutalement aggravée avec le massacre par les forces de sécurité de plus de 150 opposants le 28 septembre dans un stade de Conakry, des actes qualifiés par l’ONU de "crimes contre l’humanité".

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