5 décembre 2008
:: Tribune
Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), le 2008-09-03 10:26:37
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Pierre Gouverneur
15.08.08 à 23:45
Le déni de la démocratie, c’est "Besancenot" qui l’incarne :  Il dénonce les décisions d’un Parlement démocratiquement élu,  il dénonce un système médiatique intégralement voué à la cause européenne, mettant ainsi en cause, non seulement son intégrité, mais aussi sa liberté de pensée,  il dénonce les actions gouvernementales, pourtant clairement annoncées pendant les élections,  Il dénonce la concurrence libre et non faussée en Europe ... Il est donc pour une démocratie qui n’a pas à tenir compte du résultat du libre choix des électeurs ; il est donc pour une démocratie qui n’apprécie pas la liberté de la presse, - alors que, par ailleurs, il sait parfaitement bénéficier des médias pour mettre en avant ses critiques révolutionnaires, fondées sur des choix politiques et économiques qui se sont, pourtant, révélés de véritables moyens d’oppression et d’appauvrissement. il est, d’une façon générale, pour une démocratie qui fait fi de la liberté ; il milite pour une démocratie révolutionnaire sans espoir, car elle ne peut survenir qu’en reprenant des processus voués à l’échec, selon les expériences du siècle passé ... Il argumente en dénonçant le non-recours au référendum, alors qu’il semblerait bien que les électeurs ont démontré leur capacité de confondre revendications sociales, querelles politiques et mécontentements intérieurs, avec le choix d’un texte communautaire, qui, bien que perfectible, contribue à faire progresser la salutaire Union européenne. Une démocratie soucieuse de son peuple ne saurait, déjà, contester la liberté de la presse. Ce n’est pas parce la majorité des médias seraient pour les avancées de la construction européenne qu’ils sont à la botte des pouvoirs en place. Il n’y a que dans les dictatures que cette soumission existe. Une démocratie soucieuse de son peuple ne saurait provenir de dirigeants qui s’appuient sur une politique populiste qui a fait preuve d’un lamentable échec, même si elle était mue, au départ, par des belles promesses. Le gouvernement d’une démocratie soucieuse de son peuple ne doit-il pas s’attacher à appliquer le programme pour lequel il a été élu ? Une démocratie idéale a surtout besoin de citoyens capables de discernements dans leurs votes, capables de ne pas se laisser sombrer par le son des sirènes. Pour ce faire, il convient de tirer le plus grand nombre vers le haut - en s’attachant à ce qu’il n’oublie pas les erreurs du passé-, et de ne pas le faire sombrer dans un égalitarisme aussi faux que nocif pour tous. Pierre Gouverneur www.transrealisme.com (blog en constitution)
dalayer
18.07.08 à 18:14
Besancenot a bien entendu raison. Je suis d’ailleurs curieux de voir comment les oligarques européanistes vont contourner, institutionnellement, le veto irlandais. Car il s’agit bien d’un veto populaire, aucun texte institutionnel européen ne pouvant être adopté dans l’Union sans unanimité. Comme en plus il y a un "niet" polonais et un probable referendum en Autriche, ça sent le cramé. Pas assez semble-t-il pour notre président et ses copains ultra libéraux de Bruxelles...
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